En Tunisie, le concept de la privatisation
s'intègre dans le cadre d'une vision de complémentarité et de partenariat entre
le secteur public et le secteur privé et contribue, par conséquent, à la
concrétisation de la politique de désengagement de l'Etat des activités
concurrentielles.
C'est sur la base de cette approche que les pouvoirs publics
ont fait de la privatisation un des axes du développement du secteur privé et un
instrument important pour le renforcement de l'efficacité de l'économie, la
consolidation de son ouverture sur l'extérieur et la réhabilitation des
mécanismes de marché. De façon plus concrète, la privatisation se définit
comme étant le transfert du secteur public au secteur privé du contrôle de la
propriété ou de la gestion d'une entreprise (ou d'une unité autonome faisant
partie d'une entreprise) produisant un bien ou un service. Elle peut, également,
prendre la forme d'une ouverture au privé de secteurs et/ou d'activités réservés
traditionnellement au secteur public.
La privatisation vise principalement à
:
Garantir la pérennité de l'entreprise concernée
à travers l'amélioration de son efficacité et de sa compétitivité tout en
permettant la mobilisation des capitaux, la flexibilité de gestion et le
transfert de technologies nécessaires à son développement
;
Consolider l'équilibre des finances publiques en réduisant, d'une part, les
dépenses prises en charge par le budget de l'Etat au profit de certaines
entreprises publiques et en lui procurant, d'autre part, des ressources
additionnelles permettant de soutenir l'effort de l'Etat notamment dans les
domaines de l'éducation, de la formation, de la santé, de l'infrastructure,
etc... ; Enfin, dynamiser le marché financier et développer
l'actionnariat populaire par la réalisation d'offres publiques de vente (OPV) et
par l'introduction de certaines sociétés privatisées à la côte de la
bourse.
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