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les années 60, par le jeune Etat tunisien en vue de
développer une industrie cinématographique nationale.
Pour le gouvernement tunisien, la cession de ce complexe, qui
sera dénommé, dorénavant, " LTC Gammarth", vise à développer, dans le pays, une
industrie cinématographique et audiovisuelle, à en faire un pôle prioritaire
dans le secteur culturel et à mettre l'expertise professionnelle de Quinta
Communication dans le domaine des industries techniques de l'audiovisuel au
service du développement de LTC Gammarth.
Aux termes du contrat conclu, "Quinta Communication" s'engage à
réaménager le site et le doter d'équipements englobant le processus
photochimique de postproduction, un auditorium, une chaîne numérique permettant
notamment un télécinéma de rushes et de kinescope, et une salle de projection
mixte vidéo et cinéma. Le groupe italo-tunisien, qui
bénéficiera en contrepartie, de substantiels avantages fiscaux et douaniers,
s'engage aussi à pratiquer, au profit de producteurs tunisiens, des tarifs
préférentiels et à présenter au ministère tunisien de la Culture, un plan de
formation-recrutement dans les techniques du son et de l'image au profit de
jeunes diplômés tunisiens.
Ce rachat ne sera pas accompagné d'un plan
social; l'acheteur s'engage à maintenir en activité, dans les conditions de
leurs contrats de travail actuels, les agents actuellement en poste au sein du
complexe cinématographique de Gammarth.
Les deux parties ont
convenu, à la faveur d'un contrat-programme, de restaurer et de numériser, les
archives existantes et de procéder au tirage de copies de films tunisiens
actuellement déposés dans la filmothèque du complexe cinématographique de
Gammarth. |