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Le programme de privatisation n'a cessé d'évoluer, et ce, depuis 1987. Trois
phases peuvent être distinguées :
Les premières opérations (1ère phase de
1987-1994) ont concerné des entreprises à structure financière déséquilibrée.
Elles ont été, notamment, réalisées sous forme de vente d’actifs où,
généralement, avec un démembrement de la société en unités d’exploitation
autonomes afin de faciliter leur cession et, surtout, toucher une large gamme
d’investisseurs. Ces opérations ont surtout touché les secteurs des services
(tourisme et commerce), la pêche et l’agro-alimentaire.
La seconde phase (1994-1997) et à la
faveur des avancées en matière de réforme économique et de la mise en place d’un
cadre juridique et institutionnel approprié, a concerné les entreprises à
structure financière saine. A cet effet, les opérations de privatisation se sont
réalisées sous forme de vente de blocs d’actions de contrôle sur la base d’un
cahier des charges et/ou d’offres publiques de vente. En effet, avec la
promulgation de la Loi 94-102 du 1er août 1994 modifiant et complétant la loi
n°89-9 du 1er février 1989 relatives aux participations, entreprises publiques
et établissments publics, les opérations de privatisation par vente de blocs
d'actions de contrôle sur la base d'un cahier des charges se sont
développées. Celles-ci ont été souvent accompagnées par des O.P.V, et
c'est à partir de 1996, que le programme de privatisation a commencé à connaître
un rythme soutenu grâce à la cession d'entreprises
bénéficiaires.
La troisième phase, entamée depuis 1998, a permis d’inclure les grandes
sociétés telles que les cimenteries avec, en appui, le recours aux banques
conseils et à des techniques plus élaborées incluant les concessions (Centrale
de Radès II, où la formule B.O.O. (Build, Own & Operate) a été adoptée;
l’octroi à un opérateur privé l’exploitation d’un deuxième réseau GSM sous forme
de concession). |